Vous le savez, j'ai une sensibilité toute particulière pour le Canada en général... Donc toujous en alerte de ce qui se passe chez nos cousins de l'autre côté de l'atlantique.Ces derniers jours nos amis québécois ont resortis l'idée de Jeux Olympiques dans la belle cité de Québec. Mais cette fois pas des JO d'été mais d'Hiver.
Promesses électorales ou non, on verra... mais Marc Bellemare, un des candidats à la mairie, n’en démord pas: la ville de Québec a tous les atouts pour obtenir un jour les Jeux olympiques d’hiver. Convaincu plus que jamais, il a même invité comme conférencier Richard W. Pound, membre du comité international olympique (CIO), pour présenter sa vision des faits.
En premier lieu, le vice-président du CIO a vouly faire oublier le mauvais souvenir des JO de Montréal 1976 et son incroyable déficit (qui a seulement fini d'être remboursé il y a 2 ans) : Je dois vous assurer d’abord que le modèle de financement olympique a bien changé avec le temps», a indiqué M. Pound en précisant notamment que pour les droits de télévisions avaient été multipliés par près de 70 en 30 ans...
Il enchaine avec : «En fait, tous les coûts de l’événement sont payés par les revenus engendrés. La question n’est plus de savoir combien vont coûter les Jeux, mais plutôt combien de revenus seront enregistrés. Québec a une excellente réputation comme vieille capitale du pays, mais il faut décider si la ville veut des Jeux, et ce, au moins dix ans avant la tenue de l’événement. C’est un long processus qui doit impliquer les secteurs privé et public».
Je nuancerai ces propos car si effectivement le côut d'organisation des JO est couvert par les recettes des jeux (en terme technique on parle du budget COJO, c'est à dire du budget propre à l'organisation des JO hors infrastructures pérennes), il ne faut pas négliger les charges liées à la réalisation d'infrastucture lourde pérenne (qui restent après les jeux olympiques) et qui sont elles notamment financés avec des fonds publiques (mais également privé grace aux montages public/privé).
Pound s'interroge justement sur le timing et la rotation des continents : «C’est aussi une question de timing puisqu’un pays ou même un continent ne peut obtenir deux jeux olympiques consécutifs, d’hiver ou d’été», a-t-il confié. Il explique que plusieurs villes ont présenté deux ou trois demandes de candidature avant d’obtenir les Jeux. «Il est possible pour l’Amérique d’obtenir les Olympiques en 2022 et la décision sera prise en 2015 par le CIO. Donc, pour Québec, il n’est pas trop tôt d’y penser», assure-t-il.
C’est d’ailleurs ce qui motive Marc Bellemare qui maintient une position ferme quant à son désir de poursuivre les efforts afin de réunir tous les éléments pour que Québec propose à nouveau sa candidature.
Personnellement, j'ai du mal à penser que pour 2022 ce soit déjà le tour du Canada (même si ce serait celui de l'amérique du nord), seulement 12 ans après Vancouver et pour des mêmes JO d'hiver !!! Peut-être plus de chance avec des JO d'été en 2028...
Même si la rotation continentale n'est pas écrite, elle l'ai dans les faits (géographiquement, politiquement et économiquement). Ainsi, si l'on résume par continent les derniers JO, celà pour moi donnerait les projection suivantes :
ANNEE HIVER
2002 Nord Amérique
2006 Europe
2010 Nord Amérique
2014 Europe (limite Asie)
2018 Asie
2022 Nord Amérique
2026 Europe
ANNEE ETE
2000 Océanie
2004 Europe
2008 Asie
2012 Europe
2016 Nord Amérique
2020 Afrique ou Sud Amérique
2024 Europe
2028 Nord Amérique
Ensuite interrogation sur la faisabilité d'organisation de JO d'hiver à Québec ? N'est-ce pas trop plat ? Les distances ne seraient elles pas trop longues ??? A suivre, même si la tendance pour les JO d'hiver est d'organiser dans de grandes aglomérations les épreuves de glace et d'avoir ensuite un pôle éloigné pour les épreuves de ski...

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